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Le trésor de la Citadelle Laferrière - Roman de Margaret Papillon

mercredi 15 avril 2009 par William Toussaint

Vous me disiez que vous aimiez La Citadelle L’œuvre immortelle Du Roi Henry L’orgueil de l’Amérique et de la race noire Qui sort de son manteau de brouillard et sourit Au soleil qui l’anime et la couvre de gloire. L’étranger vous a dit, étrange question : « Connaissez-vous, enfant, la haute Citadelle, Ce bloc majestueux, l’immortel bastion Campé sur le sommet d’une pente rebelle ? » … … … – Oui, je connais, la Citadelle et Sans Souci, Et c’est la main du roi qui forgea mon esprit. Je suis du Nord, et j’ai humé dans mon enfance Cet air royal si pur, si chargé de vaillance. Et vous, petite enfant, Dont l’image rappell Le souvenir touchant : Connaissez-vous la Citadelle ?…

Chapitre 1

Le vrombissement de l’avion sur la piste provoqua une excitation sans bornes chez les adolescents qui avaient peine à contenir leur impatience. Ils nécou- taient déjà plus les recommandations de leurs parents, tout à la joie de passer les grandes vacances au Cap-Haïtien. Quel heureux jour avait été celui où le facteur avait apporté le fameux télégramme de tante Berthe chez les Sicard ! Il y était écrit : « Attends enfants stop… pour l’été stop piscine terminée stop… achat bateau à moteur par oncle Marcel stop… promenade en mer assurée stop. » Wally et Carole avaient sauté de joie quand leur mère, Adrienne, leur avait communiqué cette mer- veilleuse nouvelle. « Je n’appelle pas ça une bonne nouvelle du tout ! avait rouspété Walter Sicard, leur père, qui avait hor-reur de les savoir loin de lui. D’ailleurs, Ben doit prendre des leçons de math cet été, ses notes ont été désastreuses. Je ne vois vraiment pas comment il pourra aborder sa seconde avec de si grosses lacunes, avait-il ajouté. Et Carole va rater ses cours de danse. » – Mais non, Walter, voyons ! avait protesté Mme Sicard. Tu ne vas tout de même pas leur interdire de belles vacances à cause de cela. Ben pourra suivre des cours de rattrapage à son retour et Carole dansera l’été prochain. Ils partiront pour deux mois et le troi-sième sera consacré aux études. À court d’arguments, Monsieur Sicard finit par accepter l’idée de les voir partir loin de lui. Les en-fants poussèrent un hourra de bonheur et s’en allèrent tout de suite préparer leurs bagages tandis que Adrienne Sicard appelait l’agence de voyage pour l’achat des billets. Elle confirma leur départ pour le lendemain. Après mille et une recommandations de leurs pa-rents, Ben et Carole purent enfin embarquer dans le bimoteur. La famille Sicard avait toujours pris l’a- vion ensemble pour passer des vacances à New York, à Montréal et au Kenya où résidait un frère d’Adrien- ne Sicard, mais c’était bien la première fois que les gosses prenaient des vacances seuls, et c’est avec la gorge nouée par l’émotion qu’ils prirent congé les uns des autres. L’oiseau de fer pris son envol, et après quelques minutes, il survola les hautes montagnes ; en parti- culier la chaîne de Saint-Raphaël dont fait partie le Bonnet à l’Évêque au sommet duquel trône la Cita- delle Laferrière. L’atterrissage se fit sans encombre à l’aéroport du Cap-Haïtien. Wally et Carole avaient à peine débarqué qu’ils entendirent crier leur nom. Ils saluèrent de la main. Leurs cousins Kelly et Ben étaient venus les acceuil- lir à l’aéroport avec tante Berthe et l’oncle Marcel. Ils prirent leurs bagages en toute hâte, le cœur gonflé de bonheur. Cela faisait si longtemps qu’ils caressaient le rêve de visiter la Citadelle Laferrière du grand roi Henry Christophe, le bâtisseur. Après moult accolades et embrassades, ils embar-quèrent dans l’auto et commencèrent par faire un tour de la ville afin de contempler les vieilles maisons co-loniales. Quelques heures plus tard, épui- sés, ils ren-trèrent Aux Trois Colombes, une ancienne bâtisse qui avait abrité une pension de famille autrefois. « Ce manoir avait appartenu à Mme Charles Me-nuau, expliqua l’oncle Marcel. Nous l’avons racheté à ses héritiers pour en faire un vrai hôtel. » Quand Wally et Carole pénétrèrent dans la cour, ils furent tout de suite séduits par la beauté des lieux. Une vraie petite forêt tropicale tenait lieu de jardin orné de colonnades romaines, de bassins pleins de poissons tropicaux et de jets d’eau.

Vous pouvez lire le Roman au complet en ouvrant le fichier joint

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